Plusieurs raisons m’incitent à voter PS aux prochaines élections municipales.

En tant que parisien quincagénaire, je vois le bilan global de ma ville d’un très bon oeil, malgré les critiques de l’Institut Montaigne. Mon quartier, le 12e arrondissement, en est la preuve vivante : la circulation automobile contenue (je suis conducteur), les coronapistes du faubourg Saint Antoine (je ne fais pas de vélo), la disparition des contre-allées sur Diderot et la magnifique place de la Nation (que j’arpente quotidiennement) contribuent à la qualité de vie. Ce ne sont pas les études sur la pollution qui diront le contraire.

Depuis plus de 20 ans, et surtout depuis le Covid, la politique menée par la gauche a fait de Paris et de mon quartier un lieu agréable à vivre, à se promener et à travailler – et c’est un libéral qui vous le dit !

Avec deux bémols : la disparition récente des poubelles dans la rue est insensée et réellement contre-productive (littéralement, ça se voit qu’il y a plus de déchets par terre), et les commerces qui restent longtemps fermés font perdre tout le monde, propriétaires, exploitants, habitants (salariés et clients potentiels de ces lieux), ville et État.

Par ailleurs, le monde culturel et associatif est primordial pour moi, parce qu’il véhicule au niveau citoyen des valeurs de liberté, de fraternité et d’humanisme. Le soutien apporté au candidat PS par de nombreuses personnalités de l’art et de la société civile dont j’aime le travail est d’autant plus important que celui apporté aux autres candidats est d’une effarante faiblesse.

Il y a aussi ces agressions sexuelles qu’Emmanuel Grégoire a subi dans son enfance. Je ne choisis évidemment pas mon candidat sur ce critère (!) mais la façon de les révéler tout en délicatesse à la radio (j’écoutais France Inter à ce moment-là) ont dit quelque chose de sa personnalité et ont fait écho à ce que j’ai vécu moi-même en 1977.

Enfin, les oppositions ne m’inspirent aucune confiance. Elles sont animées soit par de relatifs inconnus sans envergure, soit par des soutiens à une majorité présidentielle en déshérance, soit par des célébrités aux comportements et antécédents peu reluisants. Je préfère donc m’abstenir de voter pour elles. Bien entendu, j’exclus d’emblée les deux extrêmes politiques : leur brutalité langagière et leur tendance à la réification de l’adversaire conduisent à la violence physique et déteignent tragiquement sur les partis démocrates.

Le PS construit aux municipales une union politique qui se départit sans ambiguïté de l’extrême droite, cela va sans dire, mais aussi de l’extrême gauche – et j’apprécie, tout en étant attentif à ce qu’il prépare en arrière plan pour la présidentielle. L’avenir appartient à celleux, humbles et discrets, qui rassemblent et construisent sur des compromis, pas à celleux, présomptueux et fanfarons, qui divisent et adoptent la politique du tout ou rien.