Je soutiens la clause de conscience dans l’édition demandée par de nombreux auteurs.
Quand tu écris une œuvre, ce n’est pas pour qu’elle serve les intérêts d’une maison d’édition qui bouleverse profondément sa ligne éditoriale.
C’est très simple à mettre en place : aujourd’hui, d’ailleurs, un écrivain peut d’ores-et-déjà insérer dans son contrat, avec l’accord de l’éditeur, une clause d’intuitu personae lui permettant de le rompre si l’éditeur quitte ses fonctions.
Évidemment, c’est plus simple à dire qu’à faire vu le déséquilibre des forces entre un simple individu - même doté d’une forte notoriété - et une maison qui pèse lourd.
Il faut alors que la loi rende obligatoire cette clause. Cela me semblerait très sain et respectueux de la plume des auteurs. Les maisons d’édition qui vivent d’elle, comme Grasset, ne doivent plus faire n’importe quoi selon le bon vouloir et l’idéologie de leur actionnaire.