Entre les réactions aux mouvements sociaux et celles visant l’enquête journalistique sur le président du RN, nous assistons à un concert d’outrances et de radicalité.

Cette journée met davantage en lumière la face cachée de l’extrêmisme : violence, antisémitisme, illibéralisme, attaques contre le journalisme.

Je partage par ailleurs l’avis de Jane Fonda, entendue ce matin sur France Inter : “Nous affrontons deux crises existentielles, la crise de la démocratie et celle du climat, et elles sont étroitement liées”. Sans démocratie, il n’y a pas de solution climatique ; l’instabilité du climat renforce celle de la démocratie.

En France, nous contemplons la crise démocratique depuis des années, pas seulement aujourd’hui, en raison de mauvais choix des dirigeants et de clivages partisans mortifères.

La démocratie ne consiste pas à écraser l’adversaire par un radicalisme qui prétend tout résoudre CONTRE les autres (ce que revendiquent extrême gauche et extrême droite ; mais j’ose le dire, la recherche partisane de la majorité absolue depuis 1958 crée également une forme de radicalisme qui écrase tout) ; elle repose sur le débat AVEC les autres, menant à des solutions négociées ENSEMBLE.

Ce débat n’a pas lieu et ce n’est pas demain la veille qu’on s’attaquera au déréglement climatique.